À Washington, on pensait assister à un sommet diplomatique. En réalité, c’est une pièce de théâtre burlesque où chacun joue un rôle caricatural.
Poutine, en monarque autoproclamé, réclame non seulement ce qu’il a conquis, mais aussi ce qu’il n’a jamais réussi à prendre.
Zelensky, lui, tente de défendre ses 30 % de Donetsk restants comme si c’était la dernière part de pizza à un repas de colocs.
La paix façon « buffet libre »
La stratégie russe est simple : demander à la table des négociations ce que l’armée est incapable d’obtenir sur le terrain. Un peu comme un client qui exige un dessert gratuit parce qu’il n’a pas réussi à finir son plat principal.
Et Trump, séduit par le récit historique de Poutine, annonce sans sourciller que Moscou pourrait même « modifier sa constitution pour garantir la paix ». On a failli s’étouffer : la constitution russe change plus souvent que les slogans électoraux de Trump lui-même.
L’Europe en club de soutien
Heureusement, Zelensky n’est pas venu seul. Derrière lui, une procession de leaders européens ressemble à un club de cheerleaders diplomatiques : Macron, Scholz, Sunak, Meloni, Stoltenberg… Tous là pour scander : « Courage Volodymyr, tiens bon ! »
Mais face à Trump, leur mission est simple : lui rappeler que « compromis » n’est pas un gros mot. Pas sûr qu’il ait retenu la leçon.
Les garanties de sécurité ou l’assurance bidon
Les discussions tournent autour de mystérieuses « garanties de sécurité ». Poutine propose un système où la Russie aurait un droit de veto… sur la protection de l’Ukraine. Autrement dit : « Tu es couvert, sauf si je décide que non. »
C’est l’équivalent géopolitique d’une assurance auto qui refuserait d’indemniser si l’accident a eu lieu un mardi.
Trump, lui, laisse entendre qu’il pourrait offrir à l’Ukraine des garanties « presque comme l’OTAN ». Traduction : une ceinture de sécurité… pas attachée.
L’obsession « OTAN » : un club VIP où l’Ukraine a déjà la carte de fidélité
Au milieu de cette mascarade, il y a une condition qui revient sans cesse : « Pas d’Ukraine dans l’OTAN ». Poutine en fait une ligne rouge, Trump la reprend comme si c’était une clause sacrée. Mais soyons honnêtes : sur le terrain, cette condition est un peu… cosmétique.
Car si l’Ukraine n’est pas membre officiel de l’Alliance, elle reçoit déjà plus d’aide militaire, d’armes sophistiquées, de munitions, de blindés et de milliards de dollars que bien des membres qui paient leur cotisation depuis des décennies. C’est comme si on refusait à quelqu’un l’entrée dans une salle de sport, tout en lui offrant un abonnement gratuit, l’accès à toutes les machines et même un coach personnel.
Alors pourquoi s’accrocher à cette condition ?
Pour Poutine, c’est une question de récit : il doit convaincre son peuple qu’il a « bloqué l’OTAN ». Peu importe si l’Ukraine est déjà équipée comme un membre de plein droit.
Pour Trump, c’est pratique : il peut se vanter d’avoir obtenu une concession historique… alors qu’en réalité, l’Ukraine est déjà dans le cercle, sans le badge officiel.
Bref, cette promesse « pas d’Ukraine dans l’OTAN » revient à interdire à un ado de boire du café… tout en lui laissant trois Red Bull dans le frigo.
Le peuple ukrainien face au dilemme
Les sondages montrent la schizophrénie ambiante :
70 % des Ukrainiens disent vouloir des concessions pour arrêter la guerre.
Mais 80 % refusent catégoriquement de céder Donetsk à Poutine.
C’est le syndrome du « oui à la paix, mais pas en soldant la maison familiale. »
Le deal macabre de Poutine
Avec son cynisme habituel, Poutine pose son marché :
Soit, il prend les 6 000 km² manquants de Donetsk en un an, au prix de 200 000 morts supplémentaires.
Soit, on lui donne tout de suite ce territoire, et on économise « sur les frais funéraires ».
Un marchandage morbide, façon Black Friday diplomatique : « -50 % de victimes si vous cédez immédiatement ! »
Conclusion : une paix au rabais ?
Trump, fidèle à lui-même, rejette la faute sur Zelensky : « C’est à lui de décider s’il veut la paix. » Comme si la guerre dépendait uniquement de la victime et non de l’agresseur.
La vérité, c’est que cette pièce tragi-comique est loin de son dénouement. Les Ukrainiens continuent de résister héroïquement, mais sans illusion : tant que Trump répète ce que lui souffle Poutine, la paix ressemble plus à une liquidation qu’à une solution.
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