lundi 25 août 2025

La mafia américaine en action : Trump, parrain des expulsions improvisées

 Source: https://richardhetu.com/2025/08/25/abrego-garcia-sera-expulse-a-nouveau-dit-kristi-noem/


Mes amis, mes concitoyens, mes patriotes, écoutez-moi bien : personne, je dis bien personne, n’a jamais vu un président des États-Unis aussi incapable de respecter la loi que Donald J. Trump. On pensait avoir tout vu avec ses décorations dorées de la Maison Blanche façon casino de Las Vegas, mais non — voilà qu’il invente maintenant l’expulsion roulette : on choisit un pays au hasard, Salvador, Ouganda, peut-être demain la Laponie, et hop, on expulse. C’est énorme, c’est magnifique, c’est illégal.

Prenons le cas d’un père de famille de 30 ans, Kilmar Abrego Garcia. Ce pauvre homme a été expulsé au Salvador par erreur (oui, erreur, comme si on confondait la sortie d’un Walmart avec celle d’un Pentagone). Ramené aux États-Unis, il est ensuite accusé d’être membre du MS-13. Problème : même une juge du Tennessee, pas exactement réputée pour être molle avec le crime organisé, a levé les yeux au ciel tellement l’accusation tenait de la fiction.

Et maintenant, l’administration Trump — par la bouche de sa nouvelle star de la Sécurité intérieure, Kristi Noem — nous explique que monsieur sera expulsé… vers l’Ouganda. L’Ouganda ! Comme si on disait : “Ce soir, c’est pizza hawaïenne, demain expulsion africaine.”

C’est ça, la grandeur trumpienne : pas de faits, pas de logique, juste de l’improvisation mafieuse emballée dans du patriotisme bas de gamme.


Le style Trump appliqué à Trump

Donald, soyons honnêtes :

  • Personne n’a jamais vu un président aussi menteur que toi. Même Pinocchio a honte.

  • Personne n’a jamais aussi mal utilisé la loi. Tu ne la contournes pas, tu la piétines avec tes talons compensés.

  • Personne n’a jamais eu une équipe aussi médiocre. Kristi Noem, reine des chevaux abattus et des expulsions ratées, c’est ton casting de rêve. Bravo.

Tu dis toujours : « America First ». Mais avec toi, c’est plutôt « Justice Last ».


Le vrai message derrière ce cirque

Expulser au hasard, accuser sans preuves, convoquer un homme à l’ICE pour mieux l’arrêter, c’est quoi sinon une stratégie de clan mafieux ? Trump et sa clique ne gouvernent pas : ils règnent comme un cartel qui choisit ses ennemis pour alimenter sa propagande. C’est le vieux truc du parrain : désigner une victime, inventer un crime, crier « sécurité nationale ! » et récolter les applaudissements de la foule.

La vérité ? Ce n’est pas Abrego Garcia qui fait peur. C’est Trump. Parce qu’il prouve, jour après jour, que dans son Amérique, on n’a pas besoin de preuves, pas besoin de tribunaux, pas besoin de justice. On a juste besoin d’un tweet en majuscules et d’un micro.


Conclusion : L’art de gouverner en mode casino

Trump gère l’immigration comme il gère ses casinos : on mise, on brasse, et quand ça perd, on accuse les autres d’avoir triché. Sauf qu’ici, ce ne sont pas des jetons qu’il manipule, mais des vies humaines. Et ça, même la mafia traditionnelle n’oserait pas.

Alors répétons-le dans son style préféré : TRUMP EST LE PIRE, LE PLUS INCOMPÉTENT, LE PLUS CORROMPU, LE PLUS DANGEREUX DES PRÉSIDENTS. C’EST UNE HONTE, UNE VÉRITABLE HONTE.


New Son of America contre Father Trump : la rébellion du fils contre le père abusif




 

On croyait avoir tout vu avec Donald Trump : l’homme qui gouverne à coups de majuscules, d’insultes recyclées et de mensonges servis comme des Big Mac. Mais voici que surgit Gavin Newsom, alias le New Son of America, qui a décidé de répondre à son président comme on répond à un père abusif : en lui claquant la porte au nez et en criant plus fort que lui.

🔹 Le père : Trump, patriarche autoritaire

Depuis 2016, Trump joue le rôle du pater familias autoritaire :

  • Il impose ses récits comme on impose l’heure du couvre-feu.

  • Il ment comme d’autres respirent avec la certitude que la répétition finit par fabriquer une vérité et une base d'abrutis qui y croient dur comme fer.

  • Il se présente comme le seul protecteur de la “famille américaine”, tout en laissant le frigo vide et la maison en désordre.

C’est le père qui dit : “Fais ce que je dis, pas ce que je fais”.

🔹 Le fils : Newsom, ado insolent mais lucide

Newsom, lui, a choisi la rébellion adolescente :

  • Il copie le style du père, majuscules, punchlines, trollage mais cette fois en racontant des vérités.

  • Il ne dit pas : “L’Afrique est plus petite que le Groenland.” Il dit : “Trump ne peut même plus monter l’escalier d’Air Force One.”

  • C’est la réplique adolescente typique : “Papa, t’es plus crédible, arrête de faire semblant d’être fort.”

Et ça, mine de rien, ça parle aux Américains fatigués du patriarche, mais allergiques aux sermons trop polis de Washington.

🔹 Le feu par le feu (ou la pyromanie contrôlée)

Les démocrates classiques ont longtemps cru qu’on éteint un incendie politique avec des seaux d’eau bénite. Résultat : Trump a transformé la démocratie en barbecue permanent.

Newsom, lui, a compris une chose : pour contenir un incendie, il faut parfois allumer un contre-feu.

  • Trump répète des mensonges → Newsom répète des vérités, mais avec le même volume sonore.

  • Trump insulte ses adversaires → Newsom insulte… Trump.

  • Trump redessine les cartes électorales → Newsom aussi.

La différence, c’est que le père ment pour détruire la maison, tandis que le fils crie pour empêcher qu’elle s’écroule. 

S’il réussit à garder le ton rebelle tout en offrant une vision claire (santé, climat, justice sociale), alors il ne sera pas seulement l’ado en colère, mais l’adulte qui rénove enfin la maison.                                                                    

🔹 Conclusion : le soap opéra politique américain

L’Amérique adore les sagas familiales. Voici donc le dernier épisode :

  • Trump, le Father of Lies, qui se voit encore en patriarche tout-puissant.

  • Newsom, le New Son of America, qui balance la vérité comme un gamin balance ses baskets contre le mur en hurlant : “Je ne t’obéirai plus !”

La question est simple : dans ce combat générationnel, l’Amérique choisira-t-elle de rester sous l’autorité du père abusif, ou de suivre le fils rebelle qui a décidé que, cette fois, les mensonges ne passeraient plus ?

👉 En attendant 2028, on assiste à la première sitcom géopolitique : “All in the Family — version MAGA vs Dark Woke”.

samedi 23 août 2025

Quand les récits étouffent les vies


 

On peut sourire d’une formule : « Dans ce théâtre cruel, ce n’est pas le réel qui compte, c’est l’image du réel. »

D’accord, mais à condition de rappeler que l’image finit toujours par être rattrapée par les faits : les morts sans sépulture, les déplacés sans toit, les enfants sans école, les familles sans avenir.

Car derrière chaque discours géopolitique, chaque justification stratégique, chaque propagande diffusée en boucle, il reste toujours le même visage oublié : celui du civil.

Qu’il vive à Gaza, à Kharkiv, à Kaboul, à Khartoum ou à Port-au-Prince, le civil n’a rien demandé d’autre que de vivre en paix, d’élever ses enfants, de cultiver son champ, de traverser la rue sans craindre la bombe ou le fusil. Et pourtant, c’est lui qu’on sacrifie au nom de causes qu’il n’a pas choisies.

Les récits militaires et politiques se succèdent, libération, sécurité, revanche, souveraineté, lutte sacrée, mais les faits sont implacables :

  • des otages à libérer, qu’ils soient prisonniers officiels ou civils arrachés à leur quotidien ;

  • des civils à protéger, principe universel du droit humanitaire sans cesse violé ;

  • la famine à enrayer, arme sournoise utilisée dans trop de conflits ;

  • les lois de la guerre à respecter, car sans elles, c’est la loi de la jungle qui domine.

Sans ces fondamentaux, tous les récits finissent mal. On peut prétendre « gagner » une guerre, mais si les civils survivent dans la peur, la misère et la haine, alors la défaite est partagée par tous.

Ce rappel n’est pas une utopie naïve : c’est la seule lucidité possible. Les peuples ne demandent pas la victoire de tel drapeau ou de telle idéologie. Ils demandent la victoire de la vie sur la mort, de la dignité sur l’humiliation, de la paix sur la peur.

Et si, dans chaque discours martial, chaque sommet diplomatique, chaque tract diffusé sur les réseaux, on commençait par poser une seule question : « Qu’en est-il du civil ? », peut-être qu’alors, le réel finirait par compter plus que l’image.

vendredi 22 août 2025

SAAQclic : quand le privé clique… et le public paie


 

Il y a une règle tacite dans le monde des contrats publics : le contribuable est un peu comme le chum complaisant qui finit toujours par payer l’addition au resto, même quand il n’a pas commandé de dessert.

On lance un appel d’offres, les compagnies privées promettent des solutions miracles à prix alléchant… et puis, surprise! En cours de route, la facture explose comme une cocotte-minute oubliée sur le feu. Devinez qui paie? L’État. Donc : vous, moi et tous ceux qui espéraient naïvement que leurs taxes financeraient autre chose qu’un logiciel qui plante au premier clic.

SAAQclic : quand le privé clique… et le public paie

Prenons un exemple tout chaud : SAAQclic.

  • Le contrat initial, signé avec SAP et LGS (filiale d’IBM), devait coûter 458 millions $ sur 10 ans【Journal de Québec】.

  • Puis, magie de l’administration publique, on découvre 1 879 contrats satellites accordés à gauche et à droite, parfois de gré à gré, qui viennent gonfler la facture.

  • Et pour pimenter le tout, l’appel d’offres aurait été rédigé de manière à favoriser certains prestataires, réduisant la concurrence【Journal de Montréal】.

  • Résultat : aucune simulation technique avant le lancement et un fiasco numérique où les citoyens attendaient des heures pour renouveler un permis de conduire.

Bref, un buffet à volonté… mais payé par le contribuable québécois.

Un festival de dépassements : le Québec n’en est pas à son premier rodéo

Le cas SAAQclic n’est pas unique. Il s’ajoute à une longue liste de projets où le prix final n’a plus rien à voir avec la soumission initiale :

  • Le REM de Montréal : lancé comme la « solution miracle » au transport collectif, il a vu ses coûts grimper de 6 à près de 8 milliards $, sans parler des retards répétés et de la facture d’entretien encore floue.

  • Le CHUM (Centre hospitalier de l’Université de Montréal) : prévu à environ 1,3 milliard $, il a finalement coûté plus de 3,6 milliards $, un classique des mégaprojets publics-privés.

  • Le Centre Vidéotron à Québec : annoncé à 400 millions $, il a fini par coûter près de 600 millions $  et certains se demandent encore combien de fois, il sera rempli à pleine capacité.

  • Les projets informatiques gouvernementaux (ex. Revenu Québec, Dossier Santé Québec) : régulièrement critiqués par le Vérificateur général pour leurs dépassements budgétaires, leur manque de transparence et une dépendance excessive aux firmes privées.

À ce rythme, on pourrait presque croire que « dépassement budgétaire » est un terme normalisé dans le dictionnaire de la fonction publique.

Le privé : « Oups, on a mal compté ».

On appelle ça du low balling : on soumissionne à rabais pour décrocher le contrat, puis on revient sonner à la porte du gouvernement en réclamant un supplément. Argument béton : « Sinon, on arrête tout ».

Et comme l’État ne peut pas se permettre de laisser en plan la SAAQ, un hôpital ou une ligne de métro, il sort le chéquier.

Les politiciens : « Ce n’est pas moi, j’étais pas là ».

Quand la facture explose, nos élus sortent leur répertoire de classiques :

  • « Ce dépassement est regrettable, mais nécessaire. »

  • « C’est la faute du gouvernement précédent. »

  • Et la palme d’or : « Je n’étais pas en poste à ce moment-là. »

Autrement dit : peu importe qui conduit la voiture, c’est toujours le contribuable qui finit dans le fossé.

Le vrai coupable : un système malade

Ce n’est pas juste le privé. Ce n’est pas juste les politiciens. C’est un triangle amoureux toxique :

  • Le privé joue les séducteurs avec des promesses trop belles pour être vraies.

  • Le gouvernement se laisse charmer parce que ça fait bien dans un communiqué.

  • Les contribuables, eux, découvrent la facture finale au moment du dessert, sans avoir rien commandé.

Et si on renversait la logique?

Peut-être est-il temps d’imposer de nouvelles règles du jeu :

  • Une soumission doit être ferme. Si les coûts explosent, l’entreprise assume la différence.

  • L’État doit retrouver une expertise interne forte pour évaluer et superviser les projets.

  • Et pourquoi pas instaurer un comité citoyen qui valide tout dépassement de plus de 20 %. Ça rappellerait à tout le monde que ce n’est pas de l’argent magique, mais bien celui des contribuables.

Conclusion : l’art de la facture boomerang

On dit souvent que le Québec est un paradis pour les entrepreneurs. Mais parfois, ça ressemble surtout à un buffet « all you can eat » payé par nous tous.

Et pendant que ministres et consultants se renvoient la balle, nous restons là, fidèles au poste, à sortir nos cartes de débit collectives.

La vraie magie de SAAQclic? Transformer chaque dollar public en facture surprise privée.
Et la vraie question? Combien de temps encore allons-nous tolérer ce manège?


jeudi 21 août 2025

L’apprentissage terrestre : goûter pour comprendre


 


Selon le psychologue Abraham Maslow, chaque être humain est poussé par un besoin de croissance et d’accomplissement personnel (Toward a Psychology of Being, 1968). Ce chemin ne peut s’ouvrir que si nous acceptons de multiplier les expériences, même celles qui semblent étrangères à nos repères.

Chaque nouveauté est une source d’apprentissage.
Chaque rencontre est une fenêtre sur un autre monde.
Chaque différence est une opportunité d’élargir notre regard.

Comme l’écrivait Montaigne : « Je ne fais rien sans gaieté ; c’est une leçon de vie que d’accueillir les choses étrangères à soi comme une chance de s’enrichir. »

Et cet enrichissement ne nécessite pas toujours des aventures spectaculaires. Il peut s’agir simplement d’essayer une activité sous un nouvel angle, de lire un auteur différent, de découvrir une saveur inconnue, ou encore d’explorer une facette de nous-même que nous négligions. Ce sont là des manières subtiles, mais puissantes, de fausser compagnie à la monotonie, qui s’installe sournoisement dans nos vies si nous n’y prêtons pas attention.

Le refus des bonbons : un piège de valeurs figées

Bien sûr, il ne s’agit pas de renier nos valeurs profondes. Mais confondre valeurs et peurs peut mener à une fermeture qui appauvrit notre voyage terrestre. La recherche en psychologie positive montre que ceux qui cultivent la curiosité et l’ouverture d’esprit sont plus résilients et rapportent un niveau de bien-être plus élevé (Kashdan & Silvia, Journal of Research in Personality, 2009).

Refuser systématiquement d’expérimenter revient à se priver d’enseignements qui pourraient être la clé de notre progression intérieure.

Une clé de réussite de vie : apprendre toujours

Si la vie n’était qu’un long fleuve tranquille, elle n’aurait que peu de sens. Ce qui lui donne son éclat, c’est l’apprentissage permanent. Aristote déjà affirmait : « L’homme est un animal qui apprend. »

Goûter les bonbons de la vie, c’est accepter d’oser :

  • Se tromper parfois, mais en tirer des leçons.

  • Se réjouir des découvertes inattendues.

  • Explorer de nouvelles façons de faire les choses, même les plus simples.

  • Reconnaître que nous sommes ici uniquement pour apprendre, et que cet apprentissage est notre plus grand trésor.

En somme, la vie nous offre sans cesse des cadeaux sucrés ou acidulés. À nous de choisir non pas seulement ceux qui flattent nos goûts immédiats, mais aussi ceux qui élargissent notre horizon et nourrissent notre âme. Car c’est dans la variété des saveurs, petites et grandes, que réside la clé de notre réussite terrestre.

mercredi 20 août 2025

Trump au volant…c'est de la pure folie!


 

Imaginez un pilote au volant d’une voiture de sport trop puissante pour lui. Les pneus crissent, la carrosserie cogne de tous les côtés, et le public, assis en gradins, oscille entre la peur et le fou rire. Voilà, en résumé, l’art politique de Donald Trump. Un conducteur qui confond l’accélérateur et le frein, mais qui insiste pour garder les clés, convaincu que « tout est sous contrôle ».

Chaque jour, c’est le même scénario : un carambolage médiatique, une sortie de route verbale, une manœuvre improvisée qui fait lever la poussière… et les sourires narquois des journalistes. Le problème, c’est qu’à force de multiplier les tonneaux, ce ne sont plus seulement ses pare-chocs qui volent en éclats, mais les institutions, les alliances et, parfois, le simple bon sens.

Bien sûr, on pourrait se dire que ce cirque a ses vertus : il alimente la chronique, remplit les colonnes des journaux et offre un spectacle gratuit (quoique stressant) à l’électorat. Mais soyons honnête : à force de rire jaune, on risque tous de finir les quatre fers en l’air.

Et si, au lieu d’espérer que ce conducteur de fortune finisse par « maîtriser son volant » (illusion digne d’un film comique de série B), on se décidait enfin à tous descendre des estrades pour lui enlever les clés d’un bolide trop puissant pour ses capacités.

SAAQclic : quand la route numérique mène droit au fossé

 




Il était une fois au Québec, une grande promesse : moderniser la Société de l’assurance automobile grâce à une plateforme numérique dernier cri. Le citoyen rêvait déjà de renouveler son permis entre deux cafés, de payer ses frais en trois clics et d’éviter la file d’attente qui s’allonge jusque dans le stationnement. Bref, l’utopie numérique.

Mais comme souvent chez nous, le conte s’est transformé en farce bureaucratique.

La prophétie ignorée

En 2017, une directrice de la SAAQ, Pascale St-Hilaire, avait pourtant sonné l’alarme. Dans une lettre qui ressemble aujourd’hui à une boule de cristal, elle décrivait des conflits d’intérêts apparents, des pressions illégales pour ouvrir les soumissions avant l’heure, et un climat de travail où l’on reprochait aux employés d’être… trop intelligents.

Bref, un scénario qui sentait déjà le dérapage, mais qu’on a choisi de classer sous « divers ».

Le pilote de la Formule 1 numérique

À l’époque, aux commandes : Karl Malenfant, vice-président aux technologies de l’information. Un homme qui, selon plusieurs témoins, n’hésitait pas à ridiculiser la fonction publique, à traiter ses collègues de lents et à s’autoproclamer futur président de la SAAQ.
On aurait dit un personnage tout droit sorti d’une téléréalité : « Le patron, c’est moi, et si vous êtes trop brillants, dehors ! ».

À ce stade, la plateforme aurait dû être rebaptisée SAAQfric, parce qu’entre les consultants d’Hydro-Québec, la firme R3D et les « gardes rapprochées », on sentait déjà que l’essence coûtait cher.

Silence radio à l’intersection

Le plus ironique dans l’affaire ? Tout le monde était prévenu. La lettre a atterri sur le bureau du Conseil du Trésor, du ministre des Transports, de la PDG de la SAAQ. Mais entre confidences mal gardées, suivis « à faire », et confiance aveugle dans le capitaine de bord, la machine a continué sa course.

Un peu comme si un voyant rouge clignotait sur le tableau de bord, mais qu’on décidait de coller un post-it dessus pour continuer la route sans être dérangé.

La morale de l’histoire

Aujourd’hui, la Commission Gallant expose ce fiasco au grand jour. Et le citoyen, lui, continue de se demander pourquoi renouveler un simple permis de conduire au Québec relève parfois de l’épreuve olympique.

La morale ?
On voulait simplifier la vie des Québécois, on a surtout compliqué la leur.
On voulait rouler à l’ère numérique, on s’est retrouvés dans le fossé administratif.

La SAAQ promet que la route sera plus fluide à l’avenir. Mais après avoir vu ce virage raté, disons qu’on garde une main serrée sur le frein à main.

mardi 19 août 2025

Médecins et ministres : qui aura le dernier mot ?


 

La scène pourrait presque sortir d’une pièce de théâtre : d’un côté, Christian Dubé, ministre de la Santé, convaincu que son projet de loi 106 est la clé pour améliorer l’accès aux soins. De l’autre, les fédérations de médecins, campées sur leurs positions, brandissant leur droit au « statu quo » comme un bouclier sacré. Entre les deux, les patients, vous, moi, tout le monde, qui attendons de savoir si on pourra voir un médecin avant… la prochaine éclipse solaire.

Le projet Dubé : révolution ou bricolage ?

Christian Dubé ne mâche pas ses mots : il veut lier une partie de la rémunération des médecins à des résultats. Une petite révolution pour les praticiens, une grande révolution pour les patients, selon lui. Bref, faire passer les médecins du mode « à l’acte » au mode « à l’impact ».

Mais du côté médical, on crie à l’ingérence. Les omnipraticiens désertent les tables de négociation, les spécialistes boudent certaines réunions. Résultat : l’été a été plus calme qu’une salle d’attente un 24 décembre.

Le bras de fer des fédérations

La FMOQ accuse le gouvernement d’imposer une réforme au lieu de négocier. La FMSQ, elle, se dit ouverte à discuter, mais sans ce fameux projet de loi. En langage diplomatique : « on veut bien négocier, mais uniquement si vous rangez vos pions. »

En retour, Dubé accuse les médecins de « saboter » son grand chantier numérique du dossier santé, pourtant réclamé depuis des années. On imagine le ministre, en ingénieur frustré, montrant ses plans et répétant : « Mais c’est pour vous simplifier la vie ! » pendant que les médecins soupirent : « Encore un système informatique… »

Et le patient dans tout ça ?

Au milieu de ce ping-pong politique et corporatiste, l’enjeu reste simple : accéder à un médecin sans devoir passer par un concours de patience olympique. Car peu importe la mécanique de rémunération, ce que les patients demandent, c’est d’être vus, soignés et suivis efficacement.

On peut sourire devant cette querelle de chiffres et de principes, mais derrière les micros et les communiqués, il y a une vérité crue : la population vieillit, les besoins explosent, et le système ne peut plus se permettre l’immobilisme.

Le mot de la fin

Le projet de loi 106 restera sur la table, comme une assiette qu’aucun convive ne veut toucher, mais que l’hôte insiste pour servir. Reste à savoir si les médecins accepteront de goûter ou s’ils continueront à renvoyer le plat… jusqu’à indigestion collective.

En attendant, le citoyen, lui, continue de se demander : qui guérira le système de santé ? Le ministre avec ses réformes, ou les médecins avec leurs résistances ? Peut-être que la vraie prescription serait un peu moins d’ego et un peu plus de compromis.


 

lundi 18 août 2025

Quand les mensonges coûtent plus cher que la vérité : Newsmax paie la facture

Source: https://urlr.me/WaeghR

67 millions de dollars.

C’est la nouvelle addition salée que Newsmax doit régler pour avoir servi au peuple américain un cocktail de mensonges électoraux en 2020.
Un prix plus élevé qu’une tournée générale dans un bar new-yorkais… et pourtant, ce n’était que de la « fake news », pas du champagne millésimé.

La vérité, ce mauvais placement

Fox News avait déjà payé 787,5 millions en 2023.
Newsmax avait déjà sorti le chéquier pour 40 millions dans une autre affaire.
Et voilà qu’ils ajoutent une nouvelle facture de 67 millions.

À ce rythme, la vérité n’est pas « la première victime de la guerre », mais bien la première créancière des médias.
Les tribunaux deviennent des agences de recouvrement : « Bonjour, c’est Dominion. Vous avez répété un mensonge, ça fera 67 millions, merci. »

Les coulisses du mensonge

Le plus ironique ?
Les documents internes révèlent que les responsables de Newsmax savaient que les accusations étaient fausses.
Mais comme un barman qui sert un client ivre, ils se sont dit :
– « Bah, encore un verre de complot pour la route, ça fait tourner la caisse ! »

Résultat : la caisse a tourné… vers les avocats de Dominion.

Trump et la machine à illusions

Pendant ce temps, Donald Trump continue de promettre d’abolir le vote par correspondance et les machines électroniques.
Comment ? Mystère. Peut-être en remplaçant les urnes par des concours de popularité sur Truth Social, ou un duel de tweets à l’épée virtuelle.

Mais rappelons-le : aucune preuve sérieuse de fraude électorale n’a jamais été trouvée.
Ni par les juges (y compris nommés par Trump), ni par les recomptages, ni par les audits.
Bref, la fraude est aussi introuvable que les armes de destruction massive en Irak.

Le prix de l’illusion

Chaque chaîne a voulu jouer au marchand d’illusions, et chacune finit par payer :

  • Fox News : presque un milliard.

  • Newsmax : déjà plus de 100 millions cumulés.

  • Trump : zéro dollar, mais une armée d’avocats et de partisans convaincus que « si tout le monde ment, sauf moi, alors c’est que j’ai raison ».

C’est là le génie (ou le cynisme) : faire porter la facture aux autres pendant qu’on continue à crier au vol.

Morale du blogue

La démocratie américaine ne s’écroule pas à cause des bulletins de vote, mais à cause des factures impayables, des mensonges répétés.
La vérité, elle, coûte cher… mais le mensonge coûte une fortune.

Peut-être qu’un jour, on imprimera cette maxime sur les billets de banque :
« In Truth We Trust. »


 

Washington, théâtre de l’absurde : Trump, Poutine et Zelensky sur la scène mondiale


À Washington, on pensait assister à un sommet diplomatique. En réalité, c’est une pièce de théâtre burlesque où chacun joue un rôle caricatural.
Poutine, en monarque autoproclamé, réclame non seulement ce qu’il a conquis, mais aussi ce qu’il n’a jamais réussi à prendre.
Trump, en arbitre distrait, répète la dernière phrase de la dernière personne qui lui a parlé – et manque de chance, c’était Vladimir.
Zelensky, lui, tente de défendre ses 30 % de Donetsk restants comme si c’était la dernière part de pizza à un repas de colocs.
La paix façon « buffet libre »
La stratégie russe est simple : demander à la table des négociations ce que l’armée est incapable d’obtenir sur le terrain. Un peu comme un client qui exige un dessert gratuit parce qu’il n’a pas réussi à finir son plat principal.
Et Trump, séduit par le récit historique de Poutine, annonce sans sourciller que Moscou pourrait même « modifier sa constitution pour garantir la paix ». On a failli s’étouffer : la constitution russe change plus souvent que les slogans électoraux de Trump lui-même.
L’Europe en club de soutien
Heureusement, Zelensky n’est pas venu seul. Derrière lui, une procession de leaders européens ressemble à un club de cheerleaders diplomatiques : Macron, Scholz, Sunak, Meloni, Stoltenberg… Tous là pour scander : « Courage Volodymyr, tiens bon ! »
Mais face à Trump, leur mission est simple : lui rappeler que « compromis » n’est pas un gros mot. Pas sûr qu’il ait retenu la leçon.
Les garanties de sécurité ou l’assurance bidon
Les discussions tournent autour de mystérieuses « garanties de sécurité ». Poutine propose un système où la Russie aurait un droit de veto… sur la protection de l’Ukraine. Autrement dit : « Tu es couvert, sauf si je décide que non. »
C’est l’équivalent géopolitique d’une assurance auto qui refuserait d’indemniser si l’accident a eu lieu un mardi.
Trump, lui, laisse entendre qu’il pourrait offrir à l’Ukraine des garanties « presque comme l’OTAN ». Traduction : une ceinture de sécurité… pas attachée.
L’obsession « OTAN » : un club VIP où l’Ukraine a déjà la carte de fidélité
Au milieu de cette mascarade, il y a une condition qui revient sans cesse : « Pas d’Ukraine dans l’OTAN ». Poutine en fait une ligne rouge, Trump la reprend comme si c’était une clause sacrée. Mais soyons honnêtes : sur le terrain, cette condition est un peu… cosmétique.
Car si l’Ukraine n’est pas membre officiel de l’Alliance, elle reçoit déjà plus d’aide militaire, d’armes sophistiquées, de munitions, de blindés et de milliards de dollars que bien des membres qui paient leur cotisation depuis des décennies. C’est comme si on refusait à quelqu’un l’entrée dans une salle de sport, tout en lui offrant un abonnement gratuit, l’accès à toutes les machines et même un coach personnel.
Alors pourquoi s’accrocher à cette condition ?
Pour Poutine, c’est une question de récit : il doit convaincre son peuple qu’il a « bloqué l’OTAN ». Peu importe si l’Ukraine est déjà équipée comme un membre de plein droit.
Pour Trump, c’est pratique : il peut se vanter d’avoir obtenu une concession historique… alors qu’en réalité, l’Ukraine est déjà dans le cercle, sans le badge officiel.
Bref, cette promesse « pas d’Ukraine dans l’OTAN » revient à interdire à un ado de boire du café… tout en lui laissant trois Red Bull dans le frigo.
Le peuple ukrainien face au dilemme
Les sondages montrent la schizophrénie ambiante :
70 % des Ukrainiens disent vouloir des concessions pour arrêter la guerre.
Mais 80 % refusent catégoriquement de céder Donetsk à Poutine.
C’est le syndrome du « oui à la paix, mais pas en soldant la maison familiale. »
Le deal macabre de Poutine
Avec son cynisme habituel, Poutine pose son marché :
Soit, il prend les 6 000 km² manquants de Donetsk en un an, au prix de 200 000 morts supplémentaires.
Soit, on lui donne tout de suite ce territoire, et on économise « sur les frais funéraires ».
Un marchandage morbide, façon Black Friday diplomatique : « -50 % de victimes si vous cédez immédiatement ! »
Conclusion : une paix au rabais ?
Trump, fidèle à lui-même, rejette la faute sur Zelensky : « C’est à lui de décider s’il veut la paix. » Comme si la guerre dépendait uniquement de la victime et non de l’agresseur.
La vérité, c’est que cette pièce tragi-comique est loin de son dénouement. Les Ukrainiens continuent de résister héroïquement, mais sans illusion : tant que Trump répète ce que lui souffle Poutine, la paix ressemble plus à une liquidation qu’à une solution.

Le bureau Ovale transformé en scène de comédie


Trump accueille Zelensky comme on accueille un invité VIP à un gala : compliments sur la tenue, sourires devant les caméras et promesse d’une « très bonne protection » (sans jamais dire qui va payer la facture ni ce que ça veut dire exactement). On dirait presque une publicité d’assurance : « Protection garantie, sauf contre les bombardements réels. »

Le plan de paix à la sauce Trump

Selon lui, la paix est simple : Kyiv n’a qu’à abandonner quelques régions, oublier l’OTAN et dire merci. C’est un peu comme si un voisin qui vous vole votre maison vous proposait la paix… à condition que vous lui laissiez aussi le garage, le jardin et les clés du chalet.

Les Européens en figurants

Arrivent ensuite Macron, Meloni, Starmer, von der Leyen et compagnie, dans un ballet protocolaire digne d’une remise de prix. Tous ensemble pour « soutenir Zelensky », mais surtout pour montrer qu’ils n’ont pas raté la photo officielle.

Les bombes tombent pendant que les mots s’envolent

Pendant qu’à Washington on parle de paix, à Kharkiv et Zaporijjia les drones et missiles russes rappellent cruellement que la guerre, elle, n’a pas lu le script diplomatique. Les morts et blessés ne se comptent pas en communiqués de presse mais en vies brisées.

Et pendant ce temps, le Canada…

La ministre Anita Anand, en Finlande, rappelle que le droit international doit être au cœur des négociations. Un rappel nécessaire… sauf que dans ce théâtre mondial, on a parfois l’impression que « le droit international » n’est qu’un souffleur en coulisses que personne n’écoute vraiment.


On promet la paix à coups de poignées de main, de vestes sombres bien repassées et de phrases creuses. Mais tant que les bombes tomberont sur l’Ukraine, cette « paix » restera une mise en scène où les humains, eux, n’ont pas encore le rôle principal.

 

Air Canada : quand les avions volent, mais que l’humain reste cloué au sol


 

C’est presque ironique. Une compagnie aérienne qui passe son temps à négocier des conventions si longues qu’on aurait dit des vols directs sans escale… et qui se retrouve aujourd’hui en plein trou d’air social.

En 2008, Air Canada frôlait la chute libre : 5,4 milliards de dettes, un moteur financier en feu. Pour éviter le crash, on a sorti le parachute d’urgence : des conventions collectives de dix ans. Dix ans de calme, dix ans sans turbulences sociales. Une paix achetée à crédit.

Mais voilà : dans la vraie vie, le monde ne reste jamais figé. Le prix du logement explose, l’inflation dévore les salaires, et les promesses d’hier deviennent aujourd’hui un contrat trop serré, comme un uniforme d’agent de bord oublié à la buanderie trop longtemps.

Le réveil brutal

Les pilotes en 2024 : grève.
Les agents de bord en 2025 : grève.
Les machinistes en 2026 : on prend les paris.

Quand tout arrive en même temps, ce n’est plus un simple conflit de travail, c’est une symphonie de colère orchestrée par le temps. Les conventions de dix ans, saluées en 2014 comme « historiques », apparaissent aujourd’hui comme une bombe à retardement.

Un expert le dit sans détours : « Ce n’est pas une bonne idée. » Et on le comprend. Dix ans, c’est une éternité quand le prix du panier d’épicerie grimpe comme une fusée.

Le dilemme : profits ou dignité

Air Canada voulait sauver la compagnie. Les employés, eux, veulent sauver leur quotidien. Voilà tout le drame : entre les colonnes d’Excel et les fins de mois, il y a une faille qui s’élargit.

Un pilote gagne bien sa vie, mais même là, on parle d’un rattrapage massif après une décennie de gel. Les agents de bord, eux, n’ont plus la certitude de pouvoir joindre les deux bouts. Derrière chaque uniforme repassé, il y a une mère monoparentale qui compte ses factures, un jeune qui rêve d’acheter un condo inaccessible, un père qui choisit entre l’épicerie et l’essence.

La question n’est pas : Air Canada survivra-t-elle?
La question est : à quoi sert une compagnie qui oublie ceux qui la font voler?

La grève : mal nécessaire ou atterrissage forcé?

Personne n’aime la grève. Ni les voyageurs coincés dans les aéroports, ni les familles privées de vacances, ni les employés eux-mêmes qui perdent des semaines de salaire. Mais c’est leur seul levier.

Comme le dit Barry Eidlin, sociologue du travail : « Sans droit de grève, la négociation collective est impossible. » C’est l’équilibre fragile entre un employeur géant et des travailleurs qui n’ont que leur solidarité comme parachute.

La leçon

Ce qui sauve parfois à court terme peut empoisonner à long terme. Les conventions de dix ans ont donné la paix… mais elles ont transformé l’horizon en mur de nuages. Aujourd’hui, Air Canada récolte ce qu’elle a semé : du temps gagné, mais pas de problèmes réglés.

Et c’est là que l’humain doit redevenir la boussole. Un avion, ce n’est pas qu’une machine bardée de technologie. C’est un pilote qui prend le manche à 3 h du matin, une agente de bord qui rassure un enfant turbulent, un mécanicien qui visse un boulon invisible pour la sécurité de tous.

L’entreprise vit de ses chiffres, mais elle survit grâce à ces gens-là.

Quand la propagande pro-russe s’agite!


 

Ce matin, à quelques heures de la deuxième rencontre Trump/Zelensky dans ce que certains surnomment déjà le « bunker trumpien », une curieuse vague d’articles pro-russes envahit nos murs sociaux. Trois récits, trois numéros de théâtre, trois tentatives d’enfumage.


Acte I : Le poulet à la Kiev (Pravda)


Dans un texte publié par Pravda, la journaliste Christelle Néant réduit le sommet Trump-Poutine en Alaska à un concours de grimaces et… à une polémique sur la côtelette de poulet à la Kiev servie sur Aeroflot. Quand la panure devient argument diplomatique, on comprend que le but n’est pas de nourrir la paix, mais d’occuper le lecteur avec des miettes croustillantes.


Acte II : Le vaudeville russe (New Eastern Outlook)


Un autre article, signé sur New Eastern Outlook, présente l’invasion de l’Ukraine comme une opération « défensive » et nécessaire : Moscou n’aurait « aucune intention négative »… sauf bombarder, annexer et menacer de rayer l’Ukraine de la carte. C’est la comédie boulevard version Kremlin : rire jaune garanti, pendant que la tragédie se joue sur le terrain.


Acte III : Trump, Gandhi orange (Analyse d’Alexis Cossette-Trudel)


Enfin, cerise sur le sundae : dans une analyse relayée par Alexis Cossette-Trudel, Donald Trump devient un peace president, auréolé de nominations au Nobel de la Paix par à peu près toutes les capitales de la planète. On le décrit en Gandhi moderne, toge blanche et colombes à la main, tandis que Zelensky, lui, est relégué au rôle d’assistant de scène. Un théâtre d’ombres qui sent le vaudeville politique.


Moralité

Quand trois narratifs absurdes circulent en même temps, la coïncidence n’existe pas : c’est une stratégie. Faire du bruit, détourner l’attention, occuper le terrain médiatique. Mais l’enjeu réel de la rencontre Trump/Zelensky n’est pas une farce gastronomique, un vaudeville géopolitique ni un Nobel imaginaire : c’est la paix véritable pour un pays assiégé et envahi.

samedi 16 août 2025

Trump, Zelensky et le petit chien de poche


 

Lundi prochain, à Washington, Volodymyr Zelensky s’assiéra une nouvelle fois face à Donald Trump. On pourrait croire que l’occasion servira à parler stratégie, sécurité ou reconstruction. Mais non. Le vrai suspense sera de savoir si Trump sortira son nouvel accessoire préféré : J.D. Vance, son petit chien de poche.

Une laisse invisible

À Anchorage, face à Poutine, Trump a aboyé un peu… puis s’est couché. Résultat : aucun cessez-le-feu, aucune concession arrachée au Kremlin, juste un « accord global » fantasmé qui ressemble plus à une caresse diplomatique pour flatter son homologue russe. Mais comme toujours, Trump doit maquiller l’échec en victoire. Alors quoi de mieux que de faire le coq à la Maison-Blanche devant Zelensky, flanqué de son Vance en laisse invisible ?

Panache de substitution

Soyons clairs : si Trump hausse la voix contre Zelensky, ce ne sera pas de la fermeté. Ce sera du théâtre, une compensation. Car celui qui n’a pas osé lever le ton contre Poutine ne peut que se rabattre sur la mise en scène : dominer l’allié ukrainien pour faire oublier qu’il a plié l’échine devant le maître du Kremlin. Panache de substitution, bravade de façade.

L’humiliation comme arme politique

La question est simple : Trump choisira-t-il d’humilier Zelensky devant les caméras, comme il l’a déjà fait dans le Bureau ovale ? Si oui, alors tout le monde comprendra que l’homme fort d’Amérique n’est qu’un illusionniste qui confond courage et cabotinage. Derrière lui, Vance remuera la queue, aboyant au bon moment pour appuyer le maître. Une chorégraphie parfaite… pour détourner les regards de l’échec d’Alaska.

Capsule satirique finale

Trump est peut-être impuissant face à Poutine, mais il lui reste toujours la possibilité de faire semblant de régner… en tirant sur la laisse de son petit chien de poche.

Quand aimer une IA devient réalité



En 2013, le film Her montrait un homme tombant amoureux d’une intelligence artificielle. Fiction troublante, mais visionnaire. Douze ans plus tard, la sortie de GPT-5 et la mise hors ligne de GPT-4o ont confirmé à quel point cette histoire est devenue réalité.

Des milliers d’utilisateurs, attachés au modèle précédent, ont exprimé un véritable deuil. Sur les forums comme r/MyBoyfriendIsAI, ils parlent d’« âmes sœurs », publient des photos générées avec leur compagnon virtuel et témoignent d’une douleur comparable à une rupture. OpenAI, devant la colère et la détresse, a dû rétablir GPT-4o, provoquant un soulagement tangible, parfois même des larmes de joie.

Le PDG Sam Altman reconnaît que l’attachement aux modèles de langage est bien plus fort que prévu. Pour les personnes vulnérables, la frontière entre fiction et réalité s’efface dangereusement. Les risques sont réels : Reuters a rapporté le cas tragique d’un homme persuadé par une IA de rencontrer une femme fictive, rencontre qui lui a coûté la vie.

Ces dérives reposent sur un phénomène connu : l’anthropomorphisme. Nous prêtons à la machine des émotions et des intentions qu’elle n’a pas. Les modèles de langage, entraînés sur d’immenses corpus de textes, peuvent imiter des confidences amoureuses ou des déclarations bouleversantes. Mais ils ne « ressentent » rien.

Faut-il alors se moquer de ceux qui tombent amoureux d’une IA ? Certainement pas. Ils révèlent une fragilité universelle : le besoin d’être écouté et reconnu. La critique doit plutôt se tourner vers les entreprises qui, en quête d’engagement et de profits, exploitent cette vulnérabilité.

L’IA peut être un soutien, un outil contre la solitude. Mais elle ne remplace pas la chaleur d’une main, ni la sincérité d’un regard. Reste à savoir si notre société choisira d’en faire un complément bienveillant… ou une dépendance programmée.


📚 Références crédibles :

  • Sherry Turkle, Alone Together: Why We Expect More from Technology and Less from Each Other (2011).

  • Reuters, « Elderly man dies after being deceived by AI chatbot » (2025).

  • MIT Technology Review, « The risks of anthropomorphizing AI » (2024).

  • Pew Research Center, « Public Attitudes Toward Artificial Intelligence » (2023).

La mafia américaine en action : Trump, parrain des expulsions improvisées

 Source: https://richardhetu.com/2025/08/25/abrego-garcia-sera-expulse-a-nouveau-dit-kristi-noem/ Mes amis, mes concitoyens, mes patriotes, ...